La famille n'est pas terminée.
- Oncle paternel = 3amm
Vous connaissez l'oncle "Sam". Eh bien, au Liban c'est oncle 3amm
Le possessif : 3ammé, 3ammak, 3ammek, ...
- Oncle Georges = 3ammé Georges (si je parle de "mon oncle georges")
ou 3ammo Georges ! (quand je m'adresse à lui)
Par extension, "3ammo" est devenue une marque de respect :
- Les enfants bien élevés doivent appeler les adultes de leurs connaissance "3ammo X" (X étant le prénom du monsieur en question.
"3ammo Elie" peut se traduire "Monsieur Elie" (mais le français mettrait le nom de famille)
- pour s'adresser à un homme d'un certain âge rencontré dans la rue, on pourrait m'interpeler par :
"ya 3amm !"
- Oncle maternelle = khél ou khal
Lorsque je m'adresse à lui, je dis : khalo Emile
En parlant de lui, je dis : khélé Emile
Le possessif : khélé, khélak, khélék.....
- Tante paternelle (soeur du papa) = 3ammé (t) -
féminin de 3amm sauf que le "t" n'est pas prononcé de la tante maternel en général
mais le "t" réapparaît au possessif pour différencier de l'oncle :
3ammté, 3ammtak, 3ammtek ...
- Comment vas-tu tante Marie = kifek 3ammté Marie ?
mais les libanais disent aussi : kifek tante Marie ?
- Tante est la forme de respect ("Madame...") lorsque les enfants polis s'adressent à une femme adulte.
C'est l'équivalent de 3ammo pour les monsieurs.
- Tante maternelle (soeur de la mère) = khélé (t)
féminin de khél. le "t" n'est pas prononcé
Certains disent "khalto" lorsqu'ils l'appellent
Possessif :
khélté, khéltak, khéltek ...
- Les cousinsLe mot "cousin"n'a pas d'équivalent. Il faut préciser. 8 combinaisons sont possibles :
- êben 3ammé : fils du frère de mon père
- êben khélé : fils du frère de ma mère
- bênt 3ammé : fille du frère de mon père
- bênt khélé : fille du frère de ma mère
- êben 3amté : fils de la soeur de mon père
- êben khélté : fils de la soeur de ma mère
- bênt 3amté : fille de la soeur de mon père
- bênt khélté : fille de la soeur de ma mère
Après papa et maman, voyons comment dire frères, soeurs et grands-parents.
- mon frère = khayyé
Il aime le lait [caillé mon frère]
Mais attention à la prononciation du "kh". Comme Juan Carlos.
Sa représentation en "kh" vient du fait que la bouche prend la même forme que pour dire "k" mais au lieu d'expirer l'air d'un coup pour obtenir le son "k" très sec, on serre la gorge et on essaie de faire sortir l'air de force et ça fait le grésillement du "kh".
Révision :
mon frére, ton ... , ton-e... , son ..., son-e ..., notre ...., votre...... , leur .... =
khayyé, khayyak, khayyek,khayyo, khayya, khayyna, khayykonn, khayyonn - frère = khayy
- Mais khayy est aussi une expression (exclamation)
Ma grand-mère Zahié me disait : "le frère est tellement cher que le mot "khayy" en libanais est utilisé pour exprimer le bonheur ". Exemples de situations :
- Il fait une chaleur caniculaire et soudain, je reçois un courant d'air frais je dis :
[khayyyyyyyy !]
- Un moteur provoque un bruit assourdissant et soudain, il s'arrête, on dit :
[khaaaaaaayyyy ! ça fait du bien quand ça s'arrête]
- Je sens une bouteille de parfum ou une rose et je trouve ça agréable, je m'exclame :
[khayyyyyyy !]
- ma soeur = êkhté
Ma soeur est tombée dans la boue. Il faut désinf-[ekhter ma soeur]
Encore un fois attention au son kh...
Révision :
ma soeur, ta ... , ta-e... , sa ..., sa-e ..., notre ...., votre...... , leur .... =
ékhté, ékhtak, ékhtek, ékhto, ékhta, ékhtna, ékhtkonn, ékhtyonn - soeur = êkhett
- grand-mère = sêtt
Imaginez grand-mère en train de jouer au tennis, et gagner le sett : jeu - sett.
Petite remarque concernant le son "ê" que je viens d'ajouter à la leçon 0 :
Par rapport à l'arabe, le libanais a introduit plus de nuances dans le "i". Voici les 3 nuances à connaître :
- le "i" français que l'on retrouve dans : "paris, mari, ..."
- le "i anglais" que l'on retouve dans : "it is, ..." et qui est à mi-chemin entre le "i français" et le "é".
- et le "é"
je vous propose de représenter phonétiquement le i anglais par "ê"
- sêtt désigne aussi "une dame".
Son utilisation est suivi du "prénom" de la dame et non pas du nom de famille du mari !
"Ya sêtt Fadia" est une forme de politesse pour appeler Fadia
Attention : certaines femmes sensibles à l'âge, n'apprécient pas cette forme de politesse qui rappelle "la mémé"
- Ya = interjection équivalente à "Ô" mais très utilisée en libanais.
"Ya Fadi" s'utilise pour appeler "Fadi" lorsque ce dernier est dans les parages mais invisible ou si dans la même pièce je veux qu'il me prête attention (qu'il se retourne vers moi) pour lui signaler que le message qui va suivre est important.
- ya êmmé ! (ô maman) et ya bayyé ! (ô papa) sont des expressions pour exprimer la stupeur ou la peur
- ya khayyé ! (ô mon frère) ou "ya êkhté !" (ô ma soeur) sont des expressions équivalentes "mon cher ami" ou "ma chère amie"
- grand-père = jêdd
Tu imagines ton grand-père en Jedi de starwars ?
grand-père maternel = jêddé bayy êmmé [mon grand-père père ma mère]
grand-père paternel = jêddé bayy bayyé [...]
de même :
grand-mère maternelle = sêtté êmm êmmé [...]
grand-mère paternelle = sêtté êmm bayyé [...]